Préserver la santé des jeunes enfants et des professionnels passe aussi par la préservation de l’environnement. C’est le message central de la 4ᵉ édition des Rencontres Nationales Ecologie et Petite Enfance, co-organisées par Label Vie et le média les Pros de la Petite Enfance, sur la thématique de la santé environnementale

Le 14 octobre 2026, à la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS), les participants ont pu assister à des tables rondes animées par Claire Grolleau – Présidente de Label Vie – et Catherine Lelièvre – Directrice & Fondatrice du média Les Pros de la Petite Enfance. 

L’événement a rassemblé chercheurs, institutionnels et professionnels de la Petite Enfance autour d’un objectif commun : mieux  comprendre les liens entre environnement et santé pour faire évoluer les pratiques. Retour sur cette 4ème édition !

1000 premiers jours, contact avec la nature, changement climatique…Ce qu’on retient de cette journée

1- La santé environnementale est un enjeu majeur dès les premiers jours de vie

Les enfants sont particulièrement sensibles pendant les 1 000 premiers jours de vie car c’est une période déterminante du développement biologique et psychologique de l’enfant. Chaque exposition aura un effet plus important à cet âge, comme une maison qu’on construit et qui sera plus fragile sur les premiers mois de construction. 

La santé ne peut être dissociée de l’environnement dans lequel on évolue. Qu’il s’agisse des substances chimiques, du bruit, de la lumière, du contexte social, des conditions de vie… Il est important de regarder l’ensemble des expositions car il y a des interactions connues entre ces différents facteurs (notion d’exposome).

2- Être en contact avec la nature permet d’améliorer la santé des jeunes enfants comme des professionnels

Le contact avec l’extérieur a de nombreux bénéfices : 

  • Favoriser les interactions entre enfants, constituant ainsi un véritable levier d’inclusion. Un espace extérieur bien aménagé permet à chaque enfant, y compris en situation de handicap, de trouver sa place et de participer à sa manière,
  • Développer la confiance en permettant le mouvement et l’exploration autonome,
  • Favoriser l’apaisement émotionnel grâce à des espaces moins bruyants et moins contraignants, et donc un environnement plus serein pour les professionnels, 
  • Contribuer à la diversification du microbiote : l’ensemble des micro-organismes qui participe notamment au fonctionnement du système immunitaire. Les enfants sont ainsi moins malades ou les absences pour maladie sont moins longues

3- Réduire les polluants intérieurs, c’est avant tout bien les identifier 

Quand on pense “polluants et toxiques” on pense spontanément aux substances contenues dans les produits d’entretien ou encore aux emballages et matériaux de cuisson des aliments. Pour autant, le bruit est aussi un polluant sur lequel travailler : il peut provoquer fatigue et irritabilité, là où le calme permet au contraire aux jeunes enfants de se recentrer pour développer la créativité et l’imagination. 

Quelques pistes pour agir : 

  • Limiter l’utilisation des produits en spray 
  • Effectuer le nettoyage en l’absence des enfants lorsque cela est possible
  • Veiller à l’aération des bâtiments, améliorer la ventilation, 
  • Privilégier les contenants en inox pour les aliments, 
  • Installer des matériaux absorbant le bruit, 
  • Organiser les espaces pour limiter la réverbération des sons et identifier les équipements pouvant générer du bruit. 

4- Changement climatique : se préparer dès maintenant pour assurer une meilleure santé des enfants et des professionnels

L’été caniculaire de 2026 a été difficile à vivre pour les enfants comme pour les professionnels. Le confort thermique est une condition essentielle pour : 

  • La santé des enfants et leur bien-être
  • La continuité d’accueil 
  • La capacité des professionnels à exercer leur métier dans de bonnes conditions.

Protéger les bâtiments du soleil, favoriser la circulation de l’air, végétaliser les espaces… De nombreuses solutions existent et fonctionnent déjà pour améliorer la température ressentie. Complémentaires, ces pratiques peuvent être combinées pour travailler le confort d’été dans une démarche globale. Pour soutenir cette transition, la CNAF a annoncé de nouveaux moyens financiers en faveur de la rénovation et de l’acquisition d’équipements de rafraîchissement.

Quelles solutions et financements pour adapter son lieu d’accueil au changement climatique ? Rendez-vous le 6 novembre 

Merci à tous.tes les intervenant.es pour la richesse des échanges !

Ouverture : Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance de la République Française, 

Introduction : Sylviane Giampino psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence et Robert Barouki, médecin, professeur à l’Université Paris Cité, directeur de l’institut thématique de santé publique à l’Inserm.

Table ronde #1 : La place de la nature dans la santé environnementale 

Marie Jobard Référente Santé & Accueil Inclusif (RSAI) en Gironde, Caroline Busson Infirmière-puéricultrice Directrice du multi-accueil collectif et familial de Lanester et Ophélie Loeb Psychomotricienne de formation et directrice de la crèche Souris en Herbe à Lyon.

Table ronde #2 Polluants et toxiques dans les lieux d’accueil : les identifier pour mieux les combattre 

Orianne Dumas Épidémiologiste et chercheuse à l’Inserm, Fanny Mietlicki Directrice de BRUITPARIF, Jean-Louis Ordioni Pédiatre à Marseille et Stéphanie Pronine Référente qualité d’accueil Direction de la Petite Enfance Mairie d’Orléans. 

Table ronde #3 Changement climatique et accueil du jeune enfant : anticiper pour mieux s’adapter 

Lucie Le Floch Cheffe de projet Adaptation Bâti Confort à l’ADEME, Mélanie Urvoy Directrice de la crèche semi-plein air Rigolo Comme la Vie à Châteaubourg, Delphine Bonvalet Conseillère politiques familiales et sociales à la CNAF, Laure Le Bihan Directrice et référente santé et accueil inclusif à Lyon et Solène Roisin chargée de mission auprès du directeur des familles et de la petite enfance en charge de la gestion de crise à Paris. 

Santé environnementale : passer à l’action avec Label Vie 

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